message ala racaille

Rohff - Message à La Racaille



Sachez que si autant de jeunes se sacrifient ce n'est pas pour rien,
Y a aucun plaisir à se suicider si ce n'est pour assouvir une faim
A travers ma voix tu marches dans ma rue,
Et c'que t'entends c'est c'que tu vois, lyrics tirés d'images crues,
Ca craint, message a la racaille, les cibles de Sarko,
Les délinquants, les narcotrafiquants
On veut rotte-ca comme l'état mais rien qu' nos frères tombent et s'plombent
Craignent pas assez l'enfer, les supplices de la tombe,
Une journée de plus en banlieue, rien a faire comme d'hab,
T'appelle un poto de galère, une vie misérable
En plein après-midi, tu viens de te réveiller,
Le visage enflé rien pour t'égayer, le ciel est gris,
Tous les jours c'est dimanche, rien qu'tu maigris,
Pourtant rien qu'tu manges, les soucis te rongent, t'rendent aigri
Tu craches des glaires toxiques, vomis du liquide nocif,
Par voie orale ou anale, t'es maladif, en manque de beef,
Prêt à faire le mal dans le mal comme escroquer,
Au risque de finir estropié, t'faire fumer, laisse croquer
Tu mises ta vie sur un coup fourré, inconscient dans le fou rire,
T'aimerais que tes petits frères s'en sortent comme ta caisse a la fourrière,
Ca fout rien, mais trop de repos engourdit,
Trop de racailles étourdies, dans le fourvoiement dégourdi
Mais dans l'halam, y a pas de baraka ni a la rakba
Ca s'trouve dans les prières, les rakat, Allah Akbar,
RDV au Rac pour lire le journal, jouer au jeux de hasard,
Se remettre de sa soirée en faisant la bise au hagal,
Qui entretiennent leur réputation dans la crapulerie
Avec un humour déplacé dont seules les crapules rient,
Ca réjouit les uns d'voir les autres faire les gogoles,
Les grandes gueules qui te font passer le temps, rien que tu rigoles,
Mais finiront allongées au sol, avec une balle logée dans le crane,
Enfin quelque chose là-dedans, toi qu'avait rien dans l'crane,
En plus ils racontent que d'la merde, ils ont la cervelle en panne,
Moi les mythos m'font mal au crane, poto il me faut un doliprane,
Ca se barre en alcoolo, empeste la garde a v' comme un clodo,
T'arrives menotté, pété, aux urgences avec des crocs de crados,
On ne sait même plus parler, je sais que vous vous en fichez,
Le visage caché, dans les reportages de condés on ne fait que s'afficher,
Justifier les clichés, fiché, fichu, le quartier est cuit,
On est tous des maillons faibles, c'est désolant comme notre Q.I,
Et même nos petites reuss deviennent des cailles, faut leur mettre des baffes,
Elles jouent les chaudes en centre de rééducation, sorties de la Maaf,
Deviennent des meufs a voyous, des michtonneuses à fond dans la came,
Des boîtes branchées de Paname au festival de Cannes,
Elles oublient qui elles sont, de qui elles viennent, d'où elles viennent
Tiennent peu de choses de leur mères, et n' pensent qu'a faire les chiennes,
Se tortiller, certaines refusent de se servir de leur deux mains,
De peur d'abîmer leur vernis et ce sont les mères de demain
C'est grave comme l'argent a évincé les vrais valeurs,
Du haut dealer au voleur, se repentir avant le malheur,
Et d' s'écarter des troupeaux contaminés qui rejettent les préceptes,
Rien qu'on accumule les péchés, qu'on indigne nos ancêtres,
Plus de diplôme ni de formation, peu de carrières sportives
Pour rester actif, monte une assos' à but non lucratif
Tu peut être coursier, livrer des pizzas à domicile
Porter des cartons à Rungis au marché ou être vigile
Sinon ton bras s'illicite, les passent en quinze minutes,
Les smicards, les bâtards, te félicitent quand tu débutes,
Tu sais pertinemment que tu te feras péter y a pas de combine,
Tes parents, ta copine, passent 72 heures à la crim'
Empreintes, photo traitée au labo, les balances sauvent leur peau
Collabos, dépôt, investigation d'la lice-po,
Tu démarre sur les chapeaux de roues, sans chrono
Vivre tout ce temps pour mourir ré-bou, sur des tonneaux,
Une pensée au suicide et au mitard, aux lacets
Dépassé par les événements, lassé de ce destin glacé
Les claustros frustrés, ceux qui brûlent leurs cellules
Partent tout seul en promenade, s'auto-mutilent pour une pilule
Ta vie une pièce de théâtre, dans les coulisses ça ricane,
Les mêmes anciens qu't'idolâtres, qui t'avancent de la came
En centre de détention, en cavale jusqu'à la prescription,
En provisoire, tenu en laisse par le comité de probation,
Les braqueurs font la queue devant les banques, c'est sans espoir
Deux-trois dans la journée butinent au comptoir
Aux assises, c'est les enchères " Qui dit mieux ? " (10!15 ans! 20 ans!)
Mes potes ont trop récidivé, on se reverra quand on sera vieux,
Bien qu' t'ais les matons dans la poche, t'as raté le coche,
Ton destin n'a jamais levé le pied sur la file de gauche,
A 2-80 sur la A6-6-6 sans freins,
Sous flash, flashé par le proc', choriste du juge au refrain,
Et ta femme te remplacera par un type, du même type, qu'est ce tu peux faire ?
Il l'accompagnera au parloir, srhab t'es son frère,
Ton co-détenu c'est avec qui elle couche, qui elle attouche,
Tu pense à elle tu t'touches, t'es game over, sur la touche,
Pour ta daronne, c'est bien plus douloureux qu'un parloir fantôme,
Elle culpabilise or c'est la rue qui t'a refilé le symptôme
T'en veux à ton baveux, il en demande toujours plus,
Pour fumer, faut coffrer jusqu'à t'dilater l'anus
Moi je peux pas dire j'en ai rien a battre, mes frères s'rabattent,
Du coté du diable et ne vivent que pour se habbate,
Pour une tasse ils sabotent, pour un client il crabotent
A coup d 'sebbate, s'en vendent, s'épatent
Dans la violence, veulent plus se battre,
Maitenant ils s'abattent sans somation
S'en battent la race et le pire c'est qu'on s'adapte,
Plus le temps de ré-pleu, il pleut, les Air Max plein de gadoue
"Ferme la porte du hall, il caille, wesh sinon t'es un gars d'ou ?"
Chacun ses antécédents, son jugement, son tempérament
Chacun son mandat, son parloir, son enterrement
Sa mère en deuil, ses péchés, sa Salat
Ses hassanats, ça cogite, ne me racontes pas de salades,
Les ghetto-métiers restent illusoires, y en a pas un qu'aboutit,
On n'gagne pas l'argent a la sueur de ces outils, la taule t'abrutit
T'amputes la raison, raffermit tes mauvaises passions,
Fasciné par les anciens et leurs expressions,
Ta mère meskina au bord de la dépression,
J'appelle la racaille à une sérieuse remise en question,
Pour se ranger y a mieux que l'argent, y a la religion,
Se retirer des ghettos-légions, pourquoi pas quitter la région ?
Quand t'es au bout du rouleau, que le système t'met la tête sous l'eau
Saoulé, chercher du boulot, t'rouler des joints
S'faire interpeller par ces bâtards de poulets en chemin
Dans l'angoisse, traîner la poisse, comme un boulet
Comme un ancien qu'a coulé, en chien qui s'fait des roulées
Peur d'ton p'tit frangin, faut tailler avant de s'écrouler,
Se faire trouer, écrouer à vie, échouer
Vivre du RMI sans véritable ami, pour te secourir ou te secouer
Pour changer y a pas de formules secrètes, j'suis pas là pour t'inciter
Mais pour te dire des choses concrètes, avec véracité

# Posté le mardi 27 mai 2008 10:44

le coeur d'un homme

Y'a trop d'sensations à gérer ici, l'amour, la haine,
pour certains les drogues, l'alcool, les fantômes du passé nous traquent...
Heywa

Pourquoi ai-je si mal au ventre ? Moi qui m'vante d'être un homme dur,
Pourquoi ai-je si froid quand ils ventent ? Quelque chose me torture,
me bouffe l'oxygène, plus d'appétit quand j'déjeune,
p'tit à p'tit j'recens les coups comme si j'étais plus jeune,
j'sais plus où m'mettre dois-je admettre,
être affaiblit, caché entre les lignes de ma lettre,
perçois mon mal-être, en cette lettre,
douleur atroce, j'perds mes forces, j'craque tellement j'suis croc,
en train d'craquer, j'tire une tête de croque-mort, l'amour m'a drogué,
le c½ur pourtant anesthésié a trouvé le nerf
vivant overdose et mon coeur un mort vivant,
j'voulais faire bien pour changer,
m'éloigner des dangers comme un voyou d'se ranger,
rongé par l'passé, triste vécu, j'rêvais d'affection, d'protection, pour m'sentir en sécu',
blazé par la routine qui m'use, blazé par les boites de nuit,
toujours assis quand tu t'amuses fatigué des mauvaises news.

Refrain (x2)
Les fantômes du passé me traquent comme un shlak, sortit de cure, à chercher,
un gars m'propose du crack faut pas j'craque,
remues pas l'couteau dans la plaie quand j'perds tout mon sang,
le regard perçant quand tu l'vois tu l'ressens.

J'moisis pas en prison, mais j'cohabite avec la poisse,
mon passé braque mon présent, le futur bloqué dans le sas,
resasse les souvenirs, les bons les mauvais délires,
recyclé en B.E.P car j'ressemble à mon avenir,
pendant qu'j'explose de rire tu peux compter mes chicos,
on m'a dit reste comme ça, c'est toi, c'est l'charme du ghetto,
si j'avais pas vécu ici j'aurais été quelqu'un d'autre,
si j'avais pas manqué mon père j'aurais fait beaucoup moins de fautes,
mêmes avec les scies, on bouffe du bois crois moi,
j'ai de quoi raser l'Amazonie moi et mon autre moi Housni,
chacun sa notion d'la vie, ses passages avides, sa maturité,
ses intérets ses poches vides que Dieu nou guide...
Entre croyants et non-croyants, comme un dépend
entre voyants et non-voyants, mais voyons,
Toutes les té-ci veulent s'en sortir comme Sami Nass'ri,
Marqué à vie, j'compte plus les rayures sur ma carosserie.

Refrain (x2)

C'est dur de m'donner de l'amour, en recevoir peu en échange,
où qu'on consomme ton humour, et ta tristesse dérange,
manque de respect peu d'gentillesse,
sauf quand ça t'arrange, qui m'rend si énervé et étrange,
c'est tous ces soucis qui t'rongent et qui t'plongent,
dans la solitude malgré la foule,
tout l'monde pense qu'à sa gueule, et ton besoin s'fait refoule,
tu t'replis sur toi-même et c'qui m'fout les boules,
C'est que tu m'fout la haine alors j'inspire à être cool,
j'suis dans l'sous-sol de l'amertume et tu me captes pas,
ne jacte pas sur ma vue c'est qu'tu m'acceptes pas comme je suis,
j'reviens d'loin épargne moi tes caprices,
y'a du mérite j'tiens la route avec mes deux pieds motrices,
grâce à Dieu, j'surmonte les épreuves ma preuve de sciences et de preuves,
sa manière d'faire qui font des rappels,
car ils font tout c'qu'ils peuvent pour sauver ses idées sont neuves,
quand j'vais crever mes ½uvres mes musiques seront veuves.

Refrain (x4)
Les fantômes du passé me traquent comme un shlak, sortis de cure, à chercher,
un gars m'propose du crack faut pas j'craque,
remues pas l'couteau dans la plaie quand j'perds tout mon sang,
le regard perçant quand tu l'vois tu l'ressens.
Paroles Mania
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# Posté le mardi 27 mai 2008 10:40

comme je suis


J'suis l'homme idéal pour celle qui m'acceptera comme je suis
Le passé construit les mère de demain les hommes d'aujourd'hui
Pur produit du ghetto français j'regarde froidement c'qui me plait
J'le fait même pas exprès mon c½ur sature mon cerveaux
Il s'accru mise mes réactions, j'me mêle les pinceaux
Ainsi qu'les émotions , j'ai retrouvé la notion du bien
Par les chemins du mal j'essaie de trouvé ce qui manque à ma vie
mais seul j'ai du mal
Mes qualité mes défauts me porte ce qui s'aime pour ce qui sont ce supporte
Pas comme une folle qui mais un fou à la porte
Issu des foyers brisés comme le c½ur au visage giflé , griffé
Pour soulager des ranc½urs, des problèmes
Les incompatibles s'accepte pour les mômes,
Comme pauvreté à la promiscuité, sans faire l'aumône
On promet de discuter mais on a trop la haine
Donc on s'insulte autant de fois qu'on se dit je t'aime
Les meufs des cités s'imprègnent du caractère de leurs frères,
Donc leurs maris vont pleurer dans les bras de leurs mères
C'est le bras de fer à la maison ,on s'pousse à bout
L'indépendance a toujours raison et veut pisser debout


Accepte moi comme je suis on a tous l'esprit contaminé dans cette société
L'humour et le charme séduit tout et laisse endurcit cette dur pluit ya de quoi s'inquiété
Avec qui faire sa vie plus rien n'suffit, c'est plein de vise et de dossiers
Et les c½ur sont cuit, ya pas d'sentiments que des centimes et des centimes Hé!


J'ai enregistré trop d'choses par l'ouie et la vue
Mon subconscient est plein au crac et ma vie et la rue ma beaucoup aidée
Quoi qu'on en disse pour elle je vient plaider
Elle m'a nourri, héberger comme son fils
A la fois ma hantisse, j'l'ai dans la peau
Mon regard, mon humour, t'es bien content quand tu rigole du fond de ton amour
Ne m'en veut pas si j'ai besoin de sortir voir mes potes
Vas voir ta cops, si tu veux j'te depose, t'accompagne a sa porte
Les meufs rien qu'ça papote raconte lui comment j't'ai rendu croc
Du 1er jour de drague, jusqu'à que j'devienne ta drogue
Mon caractère est a prendre ou a laissé
Autrement dit ton c½ur est a comprendre ou a bléssé
Le syndrome du c½ur d'acier , on palera de s'embrasser si j'valide ton dossier
Si j'te vois que la nuit c'est que le jour est fait pour bossé
Si tu m'aime c'est avec mes dilemme mon taf et mon passé


Accepte moi comme je suis on a tous l'esprit contaminé dans cette société
L'humour et le charme séduit tout et laisse endurcit cette dur pluit ya de quoi s'inquiété
Avec qui faire sa vie plus rien n'suffit, c'est plein de vise et de dossiers
Et les c½ur sont cuit, ya pas d'sentiments que des centimes et des centimes Hé!


A cause du succés, je ne sais plus a quoi fier
Ya de plus en plus de matérialiste et je dois me méfier
T'es attiré par Rohff pas HOUSNI
Tu connaît mes single pas qui je suis, d'où j'vien c'est grave mousli
La dounhia me joue des tours, les tentations me tourne autour , m'affaiblies et me détournent
Je sais ou je dois allé mais j'sais plus trop ou j'en suis
On accumule les péchés, comme si y' en avait pas assez
Ma femme la musique, la solitude ma maîtresse
On prend de l'âge nos parents veulent nous marié
Mais rien ne presse
Le vis attise nos faiblesses, les couples s'font, s'defont
On se goûte et on s'laisse les couples durent plus
La société pervertis la donne, pas grave si tes con ou conne tant qu't'es beau ou bonne


Elles s'font fraîches t'a de la fraîche
J'saist'habite dans un pavillon même si t'es moche elle t'trouve super millions
J'suis pas un sex symbole j'ai un plu beau zen que Tom Cruise cousine
Raconter sa vie a une fille , c'est chargé un Usil
J'suis la male dominant les charmantes demoiselles qui vont de toi un oiseau qu'elle n'imagine pas sans elles

Accepte moi comme je suis on a tous l'esprit contaminé dans cette société
L'humour et le charme séduit tout et laisse endurcit cette dur pluit ya de quoi s'inquiété
Avec qui faire sa vie plus rien n'suffit, c'est plein de vise et de dossiers
Et les c½ur sont cuit, ya pas d'sentiments que des centimes et des centimes Hé!


J'ai grandit comme j'ai grandit, j'aurai pu être pire
Accepte moi comme je suis ôte ferai croquer mon empire
Ce que tu me donnera avec le temps j'te le rendrai
Si tu veux partir pour une vie ordinaire , j'comprendrais
On est différents les filles c'est les fleurs les bijoux en or
Nous c'est dehors le charbon , le hard cor
On fait pas exprés t'impliquer dans les histoires de gardav de parloirs
A toi de voire , garde espoir!
Personne n'est parfait regarde le monde , j'tournerais les projecteurs sur toi quitte a rester dans l'ombre
Façonné par le ghetto et les vises on a besoin d'une meuf cool pas d'une actrice, épargne moi tes caprices
Marqué a vie notre vie est assez révélatrice et tu le ressent quand tu caresse nos cicatrices
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# Posté le mardi 27 mai 2008 10:38

roff



Au clair de la lune, ha ha ha, ma chandelle est morte.
J'ai fait pleurer ma plume, car la douleur était trop forte, cousin.

Du fond du coeur en toute sincérité,
à bon entendeur j'dédie ces vers aux gens conscients d'la réalité.
J'parle d'celle qu'on a vécu, celle qu'on vit, celle qu'on vivra certainement si on survit.
Si tu tiens l'coup, encaisse tous les coup d'la vie, profond dégoût, tristesse qui alimente l'appétit,
L'envie d'réussir, bâtir un truc solide pour l'avenir,
Soulager les peines de ta mère qui s'inquiète que pour ton devenir,
Se repentir, du sens interdit revenir, devenir quelqu'un, pouvoir mourir avec le sourire,
Venir au monde pour en partir, ainsi ça n'a aucun sens,
Étions-nous mal partit afin d'mieux finir notre existence ?
La plaie du malheur doit être en convalescence.
Guérir cent cicatrices d'un bonheur qui lui apaise ta conscience.
Sèche tes larmes fatales toute une vie en abondance,
Ou noie ton mental dans la défonce pour t'éloigner d'tes chances, d'tes rêves.
Faut qu'j'me relève, faut qu'j'tourne la page pour ma propre délivrance,
Parce qu'au fond j'me sent pris en otage par la souffrance.
Faut qu'j'fasse ma base dans les pieds d'l'espoir, pour sortir de là,
Faut qu'j'me casse, faut qu'j'laisse des traces qui n's'enlèvent pas à pas.
J'prends le hardcore cette vie comme il vient,
Mais j'ignore totalement comment l'juge y intervient.
J'parviens, à garder la tête haute, pis j'ai pas à m'plaindre par rapport à d'autres,
Parce que par rapport à d'autres j'ai compris plutôt. Aussitôt, résonne les miens,
Car dans mon ghetto, le bien n'a pas de tréteaux.
Le monde appartient aux gens qui s'lèvent tôt,
Nous on s'lève tard pour prendre c'qui appartient aux gens qui s'couchent tôt.
On a pas l'choix la société en a fait une contrainte,
Pis tu n'es perdant qu'si tu parles trop ou laisse tes empreintes.
Ensemble même plus la craintes, la prison ça fait plus peur,
À l'extérieur ça galère presqu'autant qu'à l'intérieur.
Ca joue sur l'système nerveux, mais à force on s'y habitue.
On deviens d'plus en plus nerveux, féroce, jusqu'à c'qu'on s'tue.
Une autre manière de gâcher sa vie, dans d'mauvaises péripéties,
Qui colorient ton caractère, ton esprit s'endurcit.
Ainsi, tu agis comme tu n'aurais jamais voulu, de fierté tu recule devant rien.
Le mal s'accentue, prend de grande proportion.
Attention dans la rue, y'a des gens sous tension qui discutent plus c'est révolu.
Personnalité superflu dont l'affection a fait abandon.
Sa vit conclu qu'il faut tout niquer avant Armaggedon.
J'demande pardon au tout puissant de ne pas remplir ma mission,
D'en être conscient et sur c'morceau en dégager l'émotion.
Sachez qu'j'fais pas semblant d'être un mauvais garçon,
Sinon ça serait flagrant dans le feu de l'action.
De mes ancêtres à mes parents entouré d'mes frères et soeurs,
La république islamique des Comores j'dirais le mythes et ces valeurs.
Comprends pourquoi j'les défendrais jusqu'au bout,
Comprends pourquoi j'préfère mourir debout, que vivre à genoux.
Mon bled les Comores, l'Afrique mon continent,
Ça vient du fond du coeur j'suis pas là pour faire semblant.
On sait c'qu'on veut, on sait où on va, on sait d'où on est, on sait qui on est, et on sait où on est.
J'te dis qu'on sait c'qu'on veut, on sait où on va, on sait où on est, on sait qui on est, on sait où on est.

Mon grand père à combattu pour la France, j'en ai eu la nationalité,
Mais quand même nique sa mère la France,
Pour te dire les papiers me servent pas à circuler en paix.
Franchement j'ai pas d'amour pour ce pays qui nous voit ramper,
Me tremper dans la merde, me pousser au bord du gouffre.
Car je suis d'la résistance ils mettent la pression, afin qu'j'm'étouffe,
Mais j'préserve mon dernier souffle car j'suis un rebelle survivant,
Lutter de l'humour noir reflet du mauvais bon vivant.
Chaque jour un autre jour car j'suis encore vivant,
L'amour m'a rayé d'son parcours j'suis comme un mort vivant.
Je sais qui j'suis d'où j'viens j'en ai l'animal instinct,
Je sais où j'suis où j'vais j'essaie d'conjuguer mon destin.
On devine pas c'qu'il nous réserve mais tout d'même
j'conserve ma dignité, me contente de jouer en réserve.
J'suis pas des sélectionnés, mais des grands abonnés, la vie en citée, condamné pour ramer,
Saigner, s'entretuer au lieu de s'aimer, pour que l'état récolte ce qu'il a si longtemps semé.
Parsemé de haine, empoisonne tout une marée humaine, juge par toi-même.
Quand les juges t'emprisonnent c'n'est pas à eux qu'ça fait d'la peine.
J'estime que ces gens-là ne sont pas mieux que moi,
Des êtres humains comme moi venus au monde d'la même manière que moi,
La différence c'est qu'ils sont blancs et moi j'suis renoi.
Ils ont la chance de n'pas avoir sauté les mêmes obstacles que moi,
C'n'est pas la même culture ni la même histoire que moi, c'n'est pas la même foi,
Ils croient pas au même dieu que moi, on voit qu'ils mangent pas le même pain que moi,
Parlent pas l'même langage que moi, dégagent pas la même rage que moi.
J'déclare qu'jusqu'à la mort j'vous f'rais la guerre,
À c'que j'sache ce n'est pas Dieu qui vous envoi pour gouverner sur Terre.
De plus vos systèmes halam influent sur mon bien-être,
J'pourrais jamais être honnête tant qu'vous rest'rez malhonnêtes.
C'est clair et net esclave de personne j'ai pas à m'soumettre,
Halabi m'a pas fait naître pour qu'j'devienne votre marionnette.
J'triche dans votre jeu, faut des sous pour s'casser d'ici, si d'ici là j'décède,
J'tiens à c'qu'on m'enterre pas ici
mais qu'on m'enterre auprès d'mes ancêtres dans mon bled, mon village.
Ceux qui m'aiment ne pleurez pas car j'n'étais que d'passage.
Dans c'monde, tu réalis'ra à quel point j'étais un sacré bonhomme,
J'suis toujours brave, régulier, jusqu'à c'que mon heure sonne.
J'suis arrivé seul, et mon départ s'fera seul, seul,
Le tout puissant sait quand comment mon âme décollera du sol.
Issus des maisons d'taule de Ganidja, j'rêve de mettre fin à ce cauchemar sous un parasol,
Qui cache nos bagnoles de la misère qui nous colle à la peau.
Le ghetto là ou tu jongle avec ta place en taule. Rabza négros tous dans les halls,
C'est la règle là-bas tousse tous picolent.
La réalité ça craint mais tous on en rigole.
On cherche le pactole pour changer d'protocole, échanger les rôles,
Que les riches deviennent pauvres ce s'rait drôle, ha ha ha
Ici les choses s'ressemblent, l'illusion du passé s'ressent.
Pour toutes les générations sacrifiées j'représente.
Au m.i.c j'balance mon inspiration d'l'atmosphère.
Ca m'concerne, j'rap de conspiration avec mes frères.
K'1 Fry Mafia Comoria équipe sans pitié,
la tienne devant la mienne c'est même pas trois quart d'la moitié.
J'rend mes amitiés, à mes potos, la famille, et j'ai c'qu'i' faut pour les fachos et les ennemis,
Les médisants qui comprennent rien, me jalousent, alors qu'j'ai rien, hypocrites,
Si t'es est un s'te plais évite de m'serrer la main.
Sur le terrain j'suis Rohff, à la fois Housni,
si tu veux m'teste, d'un seul geste, j't'expliqu'rais ma vie.
Mon réflexe commettra certainement l'interdit,
j'me sens tellement gentil qu'c'est toi qui cherche les ennuis.
L'ennemi, ça s'repère pas à la tête mais au regard,
j'ai donc contrecarré la méprise même dans le noir.
Si tu fais un sourire laisse moi en rire un rapport,
paranoïaque sur les bords, j't'en prie, bienvenue à bord.
Mon bled les Comores, l'Afrique mon continent,
ça vient du fond du coeur j'suis pas là pour faire semblant.
J'ai laissé le stylo pleurer ma haine, les quelques joies,
Les peines, la vertu, le vécu, la mama, les problèmes.
Pour ceux incarcérés victimes du système, pour tous les cousins cousines, les types des HLM.
Appelle ça le blues du ghetto, la Mafia Africaine, dédicace à tous mes potos.
Moi j'vais t'infecter de quoi s'injecter, de tous suspecter,
L'escalade l'échelle de la violence pour s'faire respecter.
C'est pas pour m'la raconter, mais j'suis en place à n'importe quelle heure,
J'suis une fierté qui sait comment motiver ma peur.
D'la pure sensation qui prend tout être humain,
Si t'as pas peur c'est qu't'as pas d'coeur dans l'corps, tu dois être Martien.
Tu crois p't'être qu't'es l'homme le plus hardcore du monde.
A l'heure qu'il est, tu prends tes rêves pour une réalité mais dans ton rêve tu vas t'faire en...
Entre donc dans rien si t'as eu l'respect s'esquive la colère.
Pendant que t'as fier, ton vice ton aspect j'risque de tout foutre en l'air.
Mauvais présage comme un éclair, mes nerfs lâchent,
Ça dégénère comme l'orage qu'arrive éclair hardcore est le démarrage.
J'ai la rage, mais un coeur.
Clin d'oeil, à ceux qui en ont, les cas sociaux qui gambergent et qui savent où ils vont.
Moi j'm'adresse aux vrais bonhommes j'm'en moque des imitations,
Ces cons qui vivent que pour la réputation.
Mes rimes émergent du bon, malgré qu'le mal en fait sous l'son.
Dévierge l'insensibilité, fait preuve de réflexion, une forte personnalité,
J'ai des défauts mais tout d'même des qualités.
J'ai appris qu'la force de l'homme n'était pas du physique, mais d'la vertu ou d'la moralité.
Parce que des fois on est tellement dégoûté,
Qu'on s'laisse emporter et plus rien peut nous arrêter.
Sache qu'après c'que t'auras fait tu vas r'gretter.
Dis-moi gros, ça t'est pas d'jà arrivé ?
La vie elle est dure t'as vu, mais faut s'adapter hein !
Faut plus qu'j'sois en échec, faut qu'j'blanchisse mon cash, signe des chèques, hein !
Trouver l'âme-soeur, pleurer propre, hechek hein !
Dédicace à toi qui m'écoute là, toute ta mi-fa,
sache mon coeur t'a mit la hagla, autant qu'la habla !
J'suis un mec de rue qu'est là pour honorer les siens,
générations confondues, du plus jeune aux anciens.
Ils ont d'la peine pour nos frères et soeurs qui purgent des peines,
Parce que quand ils r'viennent c'est toujours la même rengaine.
C'est grave comme le système nous ken,
faut qu'on trouve une solution à nos problèmes, quoi qu'il advienne.
Pour ta gouverne, j'envisage de retourner dans mon pays,
Pour m'décrasser, purifier l'esprit, parce que la France m'a façonné,
M'a nourri de beaucoup trop de mal, beaucoup trop de haine, m'a pourri.
Pour tous ceux qui s'trouvent dans l'même cas que moi,
pour ceux qui souffrent plus que moi, dédicace à toi.
Tout ceux qui sont parti, qui ont franchi le seuil de l'extrême. Inch'Allah pour l'paradis.
Moi j'vois loin, j'vois trop loin.
Ecoute-moi bien cousine, cousin. J'suis pas là pour faire semblant, écoute...
Comme chaque chose arrive à son terme, il est temps que mon récit en fasse de même.
Ce hardcore poême, apprécie cette musique, ce thème, que ta conscience, s'en serve de lanterne...
C'est toute l'amertume, la misère, qui coule dans mes veines,
Me consterne, appelle ça le blues, des citées HLM...
Dédicace à la Mafia Africaine à Lasso MS, Mista Flo...
Tous mes frères victimes du système.
De fleury, Nanterre... Bois d'Arcy, Fresnes, Les Beaux Mênes, han !
A mes deux p'tits frères, Jaloud et Ibal, je vous aime de tout mon coeur
Ma p'tite soeur, ma perle, ma princesse Samira.
The Zahingo, à ma mère, seule raison de ma peine que j'ai tant fait pleurer
Excuse-moi, j'regrette, du fond du coeur, je t'aime, j'vous laisse
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# Posté le mardi 27 mai 2008 10:35

vis ma vi

Même si ta vie ne te convient pas, y'a du bon du mauvais
Tu sais, on n'choisit pas son milieu
Moi je suis riche, Toi de la cité, les soucis tu connais
Tu sais, on n'vient pas du même milieu

Sefyu :
Vis ma vie de banlieusard, y'a des Ibrahim, des Awa
Des Boubacar, des Samir, Nadia, c'est pas Hawaï
La joie ne remplace pas la maille, les riches m'appellent la Racaille
Ton village considère que nos cités cultivent la délinquance

Sana :
Je viens d'un monde superfiel, là d'où vient les plus beaux lycées
Là où tout est à porté de main, là où la vie est plus paisible

Sefyu :
Dans mon coin, y'a un million de dollar de soucis dans les crânes
Le quartier c'est la misère chaud, l'odeur des voitures michoui
Des diplômes qui échouent à cause des profs qui s'réjouissent
Vous vous avez tout chez vous, le beurre, l'argent du beurre et même la confiture

Sana :
Je viens de l'autre place, la plus haute qui soit, dépenser sans compter
J'ai toujours marché sur l'or, j'ai côtoyé les plus grands

Refrain :
Même si ta vie ne te convient pas, y'a du bon du mauvais
Tu sais, on n'choisit pas son milieu
Moi je suis riche, Toi de la cité, les soucis tu connais
Tu sais, on n'vient pas du même milieu


Sana :
Même si j'ai pas atteins ma vie, je n'ais jamais manqué de rien
Tu as c'qu'il y'a de plus beau sur terre, cette chaleur qui règne chez toi
Solidarité de vivre, là où chez moi ça ne vaut rien (c'est comme ça je n'y peux rien)
.......Cette envie de partage, dans les cités

Sefyu :
ARRETE TOI T'ES QU'UNE BOURGEOISE
La poisse nous angoisse, on n'est quoi, c'est quoi tu racontes que d'la salade niçoise
Qu'est-ce tu crois, quand la chance me croise, elle change de trottoir
Toi, avec tout l'argent que t'as, ta famille peut briser la loi
Moi, j'ai pas le choix si j'm'en sors, c'est un Exploit
Bah ouais j'trafique mon nom, car Youssef ca trouve pas d'emploi
En plus j'viens du 93, c'est l'kiffe des médias
Vasy échange ta vie en Rose contre la mienne en GRIS TURQUOISE

Refrain X2 :

Sefyu :
Faut qu'tu comprennes que nos parents n'ont pas souhaité habiter l'quartier
La France nous à parqué dans des Ghettos pour nous écarter

Sana :
Faut que tu saches que comme toi
Je n'ai pas choisis de vivre là..Je vis ma vie

Sefyu :
Franchement Sana pour toi quel est le meilleur des messages à faire passer
Moi j'vends du shit parce que mes deux parents sont morts

Sana :
La valeur d'un Homme ne se mesure pas à quelques billets ni à son courage à construire sa vie

Sefyu :
Pfff C'EST TROP FACILE À Dire
De toute façon, c'est chacun son délire au pire Toi tu finiras juge ou avocate

Sana :
Ne regarde pas les mauvais côtés, y'a des ministres issus de Cités...Saisie Ta Vie

Sefyu :
Au final, j'me rends compte, qu'on n'a pas la même richesse
Moi j'suis payé au Respect Toi, t'es salarié chez Mercedes

Sana :
Moi je suis riche et Toi de la cité
Du bon du mauvais des deux côtés.....A chacun sa vie....

Refrain X4

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# Posté le mardi 27 mai 2008 08:42